Prix Marguerite Van de Wiele 2017

Thème :

Le Prix Marguerite Van de Wiele 2017 donnera un visage aux femmes dans l’immigration en Belgique francophone.

Si l’année 2016 marque l’anniversaire des 70 ans de l’immigration italienne en Belgique, et que l’immigration s’avère une question importante aujourd’hui, le Prix de l’ACP, remis en 2017, souhaite contribuer à la réflexion en prenant de la distance par rapport à l’actualité, en valorisant un travail de recherche ou de création qui éclaire la place et les rôles des femmes dans l’immigration. Les thématiques peuvent concerner les femmes qui traversent les frontières (culturelles, génériques ou symboliques), celles qui accompagnent ou favorisent les métamorphoses (littératures et arts), ou qui sont des vecteurs de changements sociétaux liés à l’immigration.

Conditions :

envoi de 5 exemplaires (dont 4 seront restitués) et d'un CV au siège de l’Association. S’il s’agit d’une œuvre numérique, contacter Myriam Watthee-Delmotte : watthee@gmail.com et asso.plisnier@gmail.com.

Jury :

5 personnes, membres du CA et extérieurs Montant : 1250 euros (pas d’ex-aequo) Cérémonie : dans un lieu public en lien avec le thème de l'objet primé, en présence de personnalités culturelles et politiques

Calendrier : -dépôt des candidatures au 30 avril 2017.

                                      -annonce du résultat au 30 juin 2017                                                                        

                                      -cérémonie de remise du Prix à l’automne 2017.

 Document complet du prix Marguerite van de Wiele 2017:

Prix Marguerite Van de Wiele géré par l’Association Charles Plisnier

 

Lauréates :

Anne-Marie Kegels (1977),

Françoise Humblet (1982),

Claudine Bernier (1987),

Jacqueline De Clercq (1992),

Anne François (1997), Françoise Pirart (2002),

Rose Nollevaux (2007). 

 

Le Prix quinquennal Marguerite Van de Wiele 2012 a été décerné à

Françoise Lison-Leroy

pour Les pages rouges, Les Avins, Luce Wilquin, 2011.

 

Le Prix Marguerite Van de Wiele est réservé à une écrivaine belge de langue française pour un roman ou un recueil de nouvelles. 

 

Le prix a été remis à la lauréate le 19 février 2013 lors d’une séance festive à la Maison de la Francité.

La couleur rouge a été mise à l’honneur grâce à l'illustration de la couverture du livre primé et de son titre, comme un rappel du gilet rouge que porte Marguerite Van de Wiele sur son portrait par Gustave-Max Stevens, exposé sur la scène pendant la séance.

La romancière, en mémoire de qui ce Prix quinquennal a été créé, est représentée en habit de cheval gris. Brune et élégante, elle a le regard attentif et pénétrant. Portrait mondain, typique de cette période charnière entre le XIXe et le XXe siècle, tout à fait à sa place dans cette belle salle de l’Hôtel Hèle, récemment restauré.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Lison-Leroy

 

Le jury du Prix Van Wiele 2012 était composé de Marie-José Bragard-Humblet, Marie-Agnès Hoffmans, Isabelle Bielecki et de Marie-Ange Bernard. La lauréate elle-même, souriante, déploie les fameuses pages rouges, celles de la chronique sportive du Courrier de l’Escaut, quotidien auquel elle collabore elle-même depuis des années. Elle explique, comme on raconte une histoire, ce qu’est « romancer » le réel : en suggérer, pour nous les laisser deviner, le sens et la poésie spécifique. Cette belle soirée en francité, dans la Maison de la Francité, se clôt par un buffet aux saveurs du monde. 

 

Françoise Lison-Leroy nous donne là son premier roman, elle qui est à la tête d’une œuvre de poète et de nouvelliste importante, ancrée dans le pays de son enfance. Les titres en font foi : ceux de ses recueils de poèmes dont La Mie de terre est bonne (Prix Froissart 1983), Pays géomètre (1991), Terre en douce(1995), Et nous par tous les temps (2008), de ses nouvelles et de ses récits comme A l’eau-forte et à l’âme (Prix Hubert Krains 1986) ou Le coureur de collines (1998).

Le roman se construit à travers la vie, le regard et l’expérience de trois personnages : Franz Blehen, journaliste sportif à L’Escaut-Matin, Claire Vanneste, surveillante de nuit à l’hôpital de la ville et Marthe Delhombre, une vieille dame qui écrit un roman, tous trois se rejoignant dans une dernière partie intitulée: Eux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marthe Delhombre signant son livre La malédiction du diamant bleu.

 

Ce livre est écrit à la troisième personne mais nourri, comme toute l’œuvre de Françoise Lison-Leroy, de son terreau affectif et géographique.

 

  Les pages rouges, chronique sportive de L’Escaut-Matin, réunissent Franz, Claire et Marthe mais créent aussi un lien social beaucoup plus large, particulièrement perceptible le lundi : Il suffit de voir la file à l’aubette de la gare. Petit matin dans la cohue : on consulte les pages rouges. Rien à voir avec le bavardage des baladeurs, avec le silence des ordinateurs portables : on lit.

 

  Ces pages rouges existent bel et bien. Le journaliste Franz Blehen dont Claire Vanneste reconnaît le talent et qui sillonne le pays sur son vélo bleu a été inspiré par le « vrai » journaliste du quotidien auquel Françoise Lison-Leroy collabore. Elle a tenu en effet, pendant vingt-cinq ans, une chronique locale littéraire au Courrier de l’Escaut consacrant une page à une personne « dont il fallait parler ». 

 

  Dans le roman apparait un personnage réel, Marthe Delhombre qui a écrit son premier roman très tardivement dans sa vie.

 

   En effet, elle existe bien, cette Marthe Delhombre et Françoise Lison-Leroy a voulu la faire connaître.

 

  Ce que Roger Cantraine disait à propos de Françoise Lison-Leroy et d’une autre de ses œuvres parue en 1986 est toujours d’actualité : Elle sait maintenant que la vie a des servitudes et que le bonheur n’est pas de s’y dérober. Il faut savoir être ce qu’on est, deviner ce que sont les autres. En plus, on peut toujours rêver. Petite Elle, devenue grande, sait à la fois être, deviner et rêver… […] Une langue toujours transparente, même s’il faut savoir lire au-delà des mots. (3) 

 

  De la taupe qui apparaît à diverses reprises dans le roman. Françoise Lison-Leroy me dit que son travail souterrain ressemble à celui d’un journaliste. La taupe n’est-elle pas, petit velours de l’ombre, une créatrice secrète ?

 

 Bien des œuvres sont nées du côté de Tournai dans la chaleur du groupe Unimuse animé à l’origine par Robert-Lucien Geeraert (1925-1984). Françoise Lison-Leroy en fait partie depuis ses débuts en littérature aux côtés de Michel Voiturier, Colette Nys-Mazure, Paul André…

 

 Mais elle affirme aussi qu’elle a toujours voulu garder sa liberté pour pouvoir ainsi qu’elle le dit de son père, happer, ce cri perdu depuis l’enfance. 

 

                                                                                                                                                                                                                       Marie-Ange Bernard

 

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